Manic Miner : BBG Entertainment reconnaît avoir utilisé l'IA générative dans le trailer de son remake
L'éditeur munichois BBG Entertainment avait annoncé le 25 août 2026 un remake fidèle de Manic Miner, le classique de Matthew Smith sorti en 1983 sur ZX Spectrum. Le 3 septembre 2026, Time Extension a publié une déclaration de son PDG Stephan Berendsen reconnaissant que la bande-annonce du jeu avait été animée à l'aide d'une intelligence artificielle générative, faute de temps avant la Gamescom.


Le remake, autorisé par Matthew Smith lui-même, est annoncé pour cet automne sur PlayStation 4 et 5, Xbox Series X et S, Nintendo Switch, Steam, Windows et Mac. Le communiqué annonce un gameplay pixel perfect et des visuels en haute définition, avec les 20 niveaux d'origine jouables dans deux styles au choix : le mode classique, en pixel art et avec la bande-son d'origine, assorti d'un cadre de téléviseur cathodique facultatif, et un mode moderne à défilement parallaxe, éclairage dynamique et décors redessinés. S'y ajoutent des commandes entièrement revues pour les plateformes actuelles, un classement en ligne mondial, une bande sonore réarrangée puisant dans des œuvres de Johann Strauss et Edvard Grieg, et une archive interactive consacrée à l'histoire de la création du jeu.
Dans une déclaration transmise à Time Extension, Stephan Berendsen explique avoir terminé le build juste à temps pour la Gamescom, puis avoir manqué de temps pour le communiqué de presse et la bande-annonce : son artiste a réalisé cette dernière avec l'aide d'une IA pour les animations, afin d'accélérer la production. Il dit avoir simplement trouvé le rendu réussi, comprendre les inquiétudes de la communauté à ce sujet et vouloir en tenir compte à l'avenir. Il ajoute que ce même artiste a passé beaucoup de temps à créer les graphismes, et que rien ici n'a été « vibe-coded », selon ses mots, c'est-à-dire produit en laissant la machine faire le travail. L'intention de l'éditeur, conclut-il, reste de célébrer Matthew Smith.
La question se pose ailleurs dans la réédition rétro, sans qu'elle appelle partout la même réponse : Time Extension rappelle que System 3 avait, lui, démenti avoir utilisé cette technologie pour les contenus de sa collection James Pond, encore à paraître.
Le rendez-vous mensuel de Rétrologie
Une enquête, un comparatif, une trouvaille. Dans votre boîte, sans bruit.