Konami et M2 réunissent treize Goemon, un shoot caché en bonus
Sortie le 2 juillet 2026 au Japon, la compilation Ganbare Goemon! Daishuugou réunit treize épisodes de la série de Konami, du Famicom de 1986 à la Game Boy Color de 2000. Développé par le studio M2, ce coffret du quarantième anniversaire dissimule aussi un bonus que peu de joueurs attendaient, un shoot Famicom jamais réédité depuis 1991.

La série Ganbare Goemon fête ses quarante ans avec un coffret conséquent. Sortie le 2 juillet 2026 au Japon, la compilation Ganbare Goemon! Daishuugou réunit treize épisodes de la saga de Konami, du Famicom de 1986 à la Game Boy Color de 2000. Annoncée en février 2026 lors d'un Nintendo Direct Partner Showcase japonais, elle est développée par le studio M2, spécialiste reconnu du portage de jeux anciens, et paraît en versions physique et dématérialisée sur Nintendo Switch, PlayStation 5 et Steam. Chaque titre s'accompagne des outils désormais habituels du genre : le rewind (rembobinage instantané en cas d'erreur), la sauvegarde libre, un mode musique et une visionneuse des manuels d'origine.

Pour le public français, la série reste largement une inconnue. Deux Goemon seulement sont sortis officiellement en Occident, The Legend of the Mystical Ninja sur Super Nintendo au début des années 1990 et Mystical Ninja Starring Goemon sur Nintendo 64 en 1998, laissant dans l'ombre l'essentiel d'une saga très populaire au Japon. Le coffret couvre justement cette zone d'ombre : de l'action à pied dans un Japon féodal de fantaisie, des épisodes teintés de jeu de rôle, et une collection de mini-jeux volontairement absurdes qui font la signature de la série.


La vraie surprise du coffret ne figure pourtant sur aucune jaquette. Selon une interview des producteurs Ryosaku Ueno, côté Konami, et Naoki Horii et Senor Kawakita, côté M2, publiée par le site japonais denfaminicogamer, la compilation cache un jeu bonus : Crisis Force, un shoot 'em up (jeu de tir à défilement) sorti sur Famicom en 1991 et jamais réédité depuis. Dernier jeu de tir de Konami sur la console de Nintendo, il exploitait la puce d'extension VRC4 pour pousser la machine dans ses retranchements, avec de grands boss et une bande-son composée par trois membres du Konami Kukeiha Club. D'après denfaminicogamer, qui dit avoir retardé l'information à la demande de Konami, le jeu se débloque au moyen d'un code, pour laisser les joueurs le trouver d'eux-mêmes.
Reste une limite de taille de ce côté du globe : la compilation n'a été annoncée que pour le Japon, et sa version Steam est verrouillée par région, ce qui oblige à importer une édition Switch ou PS5, ou à passer par un compte japonais. L'ensemble s'inscrit dans une vague de rééditions soignées confiées à des studios spécialisés, dans la lignée d'autres compilations que nous suivons, comme la collection Barbie Rewind de Digital Eclipse. Pour une série aussi peu servie hors du Japon, c'est surtout une belle pièce de préservation qui, faute de sortie occidentale, restera difficile d'accès.