xeRAbora apporte les succès RetroAchievements sur une vraie PlayStation 2, sans émulateur
xeRAbora, un programme publié sur GitHub par un développeur qui signe hacan359, permet de débloquer les succès de RetroAchievements en jouant sur une PlayStation 2 d'origine, sans émulateur. Encore en version alpha, il fonctionne depuis le 30 septembre avec un téléphone Android à la place du PC.

RetroAchievements est un service communautaire qui dote les jeux anciens de listes de succès, ces objectifs à débloquer apparus avec la septième génération de consoles. Il fonctionne en général avec des émulateurs. xeRAbora le branche sur la console elle-même.
Le dispositif tient en deux morceaux. Sur la PS2 tourne une version modifiée d'Open PS2 Loader (OPL), un utilitaire amateur qui lance les jeux sur la console. Sur un PC sous Windows, Linux ou macOS, branché sur le même réseau domestique, tourne le client xeRAbora. Avant de jouer à un jeu pour la première fois, on choisit dans son menu OPL une option de vérification : le PC retrouve le jeu chez RetroAchievements et transmet à la console la liste des adresses mémoire à surveiller. Pendant la partie, la console envoie au PC ce qui se passe dans le jeu. À chaque succès, le PC l'inscrit sur le profil du joueur et l'image du téléviseur s'éclaire brièvement en doré.
Il faut une PS2 équipée d'un adaptateur réseau et capable de lancer OPL (par FMCB, FHDB ou une méthode équivalente), un compte RetroAchievements et les jeux sous forme d'images ISO, sur clé USB, disque dur interne ou carte SD. Le disque d'origine fonctionne aussi, au prix de quelques fonctions d'OPL : les cartes mémoire virtuelles, les correctifs de compatibilité propres à chaque jeu et les codes de triche ne sont alors pas disponibles.



La version du 30 septembre a ajouté l'application Android, qui fait tourner tout le client sur un téléphone connecté au même Wi-Fi et signale chaque succès par une notification. Celle du 2 octobre ajoute les jeux placés sur une carte SD dans un adaptateur MMCE, branché dans le port de carte mémoire. L'auteur prévient qu'il s'agit d'un projet amateur expérimental, à utiliser à ses risques. Sans PS2, le même client suit les parties jouées sur un émulateur compatible. Et il ne connaît rien de la PS2 en propre : un programme qui saurait lire la mémoire d'une autre console, calculer l'empreinte qui identifie le jeu et parler le protocole documenté du projet pourrait lui envoyer ses parties.
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