La Vectrex Mini renonce à son écran OLED et passe à une dalle IPS
La Vectrex Mini n'aura pas l'écran OLED annoncé depuis le lancement du projet. Son équipe, menée par David « Flynn » Oghia, a choisi une dalle IPS pour la console finale et présente ses excuses pour ce changement de promesse.

Sortie en 1982, la Vectrex embarquait son propre écran à tube cathodique de neuf pouces, qui affichait des graphismes vectoriels, des tracés nets et lumineux, que des films plastiques colorés, les overlays, venaient habiller une fois placés devant l'écran. La Vectrex Mini, projet de l'équipe française Neo Retro soutenu sur Kickstarter, reprend la machine dans un boîtier deux fois plus petit, avec un écran plat de cinq pouces et un processeur ESP32 chargé de faire tourner l'émulateur.
Cet écran devait être un OLED. L'équipe a annoncé qu'il serait finalement remplacé par une dalle IPS, un type d'écran aujourd'hui courant, rappelle David Oghia, qui cite le MacBook, l'iPad et la Switch 2. Le responsable du projet avance quatre raisons, rapportées par Time Extension.
La première est le coût. Au moment de chercher les composants pour la production, une dalle OLED de cinq pouces s'est révélée bien plus chère que prévu : « Notre estimation initiale s'est tout simplement révélée fausse », reconnaît-il (traduction Rétrologie). L'équipe a cherché avec ses partenaires industriels une autre dalle OLED dans le budget initial, en vain, et la garder aurait fait monter le prix de la console.
La deuxième tient au processeur. Le système a été développé et optimisé sur l'ESP32-P4 avec des écrans LCD de 800 × 480 pixels, une définition qui suffit selon lui sur cinq pouces pour des graphismes vectoriels. Les dalles OLED disponibles affichaient en général bien plus de pixels, donc davantage de données à traiter et à rafraîchir, au risque de réduire la fluidité de la machine.
Les dalles OLED reçues pour les essais se sont aussi montrées fragiles, avec un verre très fin qui aurait obligé à renforcer nettement le châssis, quand les dalles IPS testées sont logées dans un boîtier métallique plus robuste. Dernier argument, le risque de marquage de l'écran, le burn-in : ce qui n'est peut-être pas un souci majeur en usage classique, admet-il, mais la Vectrex affiche des tracés très lumineux et contrastés sur un fond majoritairement noir, et son mode Horloge peut laisser les mêmes éléments à l'écran pendant de longues périodes.
Le changement touche pourtant ce qui rendait l'OLED séduisant aux yeux d'une partie des contributeurs : les pixels noirs y sont éteints, ce qui donne le contraste le plus profond. David Oghia assure que la dalle retenue offre une luminosité pouvant atteindre 900 nits et que « les noirs restent très profonds, même avec un écran IPS » (traduction Rétrologie), et ajoute que sous un overlay physique, les zones noires deviennent pratiquement invisibles. Les prototypes présentés à la Gamescom, en Allemagne, puis le week-end dernier au Royaume-Uni, en étaient déjà équipés.
« Nous savons parfaitement que ce n'est pas ce que nous avions annoncé à l'origine », déclare-t-il en présentant ses excuses (traduction Rétrologie), avant d'ajouter : « Nous avons tellement parlé de l'OLED que nous nous sommes complètement tiré une balle dans le pied ! » L'équipe organise un évènement de lancement à Londres le 21 novembre.
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