Defender of the Crown: The Legend Returns, remaster du classique Cinemaware de 1986, est sorti
Quarante ans après l'original sorti sur Commodore Amiga, Defender of the Crown revient sous le titre Defender of the Crown: The Legend Returns. Développé par le studio Black Tower Basement et publié par Nordcurrent Labs, le remaster est disponible depuis le 13 août 2026 sur PC (Steam, GOG), PlayStation 5, Xbox Series et Nintendo Switch, avec un mode fidèle au jeu d'origine aux côtés de deux nouvelles façons de jouer.

Sorti en 1986 sur Commodore Amiga, Defender of the Crown avait fait forte impression en habillant un jeu de stratégie médiévale des attributs d'un film: cinématiques soignées, tournois et sièges de château mis en scène comme des saynètes. C'était le tout premier titre du studio américain Cinemaware, conçu par Kellyn Beeck, avec les illustrations de James D. Sachs et une musique de Jim Cuomo. Le jeu avait ensuite été porté sur de nombreuses machines, dont la NES et, bien plus tard, la Game Boy Advance, avant d'inspirer une suite sur le CDTV en 1993 et deux remakes antérieurs, l'un en 2003, l'autre en 2007.
Le jeu propose trois façons distinctes de jouer. Le Retro Mode (mode rétro) rejoue le jeu Amiga d'origine avec une fidélité quasi parfaite, complétée de quelques aménagements de confort modernes: interrogé par Time Extension, le studio précise qu'il ne s'agit toutefois pas d'une émulation, mais d'une reconstruction intégrale, seule façon selon lui d'ajouter la localisation, le support manette, les sauvegardes et le portage console. Le Classic Mode (mode classique) reprend la même trame dans une identité visuelle entièrement revue, en réintroduisant certains éléments de la version DOS comme les garnisons. Le Kingdom Mode (mode royaume), enfin, est un ajout inédit: un roguelite (genre où chaque partie repart de zéro) à la construction de deck, où tournois, razzias et sièges se règlent par des mini-jeux de dés sur une carte qui reste la même d'une partie à l'autre, mais dont les événements changent à chaque fois.


Le studio dit être resté en contact avec Jim Sachs, artiste original du jeu, même si Kellyn Beeck, le concepteur d'origine, n'exerce plus dans l'industrie. Interrogé sur des rumeurs prêtant au projet un recours à une intelligence artificielle générative, Black Tower Basement s'en défend: « Tous les visuels du jeu sont faits à la main. [...] Ça ne devrait pas s'inviter dans la partie artistique. » Le studio revendique avoir conservé « le règlement, le rythme et l'atmosphère » de l'original en modernisant tout ce qui l'entoure: interface, équilibrage et confort de jeu.
Sur Steam, où le jeu est proposé avec une interface et des sous-titres en français, l'accueil des joueurs se maintenait à « plutôt positive » au moment de la rédaction, avec 70 % d'avis positifs sur 54 évaluations. Le titre est vendu 19,99 €, ramenés à 16,99 € grâce à une offre de lancement de 15 % valable jusqu'au 27 août 2026.