Un prototype transparent de 64DD vendu 7 000 dollars au Japon
Un exemplaire hors norme du 64DD, le lecteur de disquette jamais sorti du Japon pour la Nintendo 64, a été repéré fin août 2026 sur le site d'enchères Mercari : un boîtier entièrement transparent, laissant voir ses composants internes, une finition que Nintendo n'a jamais proposée dans le commerce. L'appareil, non fonctionnel, s'est vendu environ 7 000 dollars avant que l'annonce ne disparaisse.

Le 64DD (« DD » pour Disk Drive, lecteur de disquette) est un périphérique à la vie commerciale aussi brève que sa réputation est tenace. Lancé au Japon en décembre 1999 et discontinué dès février 2001, il se branchait sous la Nintendo 64 et lisait des disquettes magnétiques réinscriptibles de 64 Mo, une capacité alors bien supérieure à celle d'une cartouche. Seule une poignée de jeux en tira parti avant l'arrêt du projet, et l'appareil n'a jamais quitté le Japon : c'est aujourd'hui l'une des pièces les plus recherchées de la collection Nintendo, autant pour sa rareté que pour ce qu'il aurait pu être si le support avait tenu ses promesses.
L'exemplaire repéré fin août 2026 est pour le moins inhabituel : un boîtier entièrement transparent, accompagné d'une disquette assortie elle aussi transparente, une finition que Nintendo n'a jamais commercialisée sous cette forme. L'appareil a été mis en vente sur le site d'enchères japonais Mercari et s'est vendu environ 7 000 dollars. La fiche de vente a depuis disparu (erreur « page introuvable »), mais l'utilisatrice Bluesky Yakumono, aussi connue sous le pseudonyme luigiblood, en avait sauvegardé les photographies avant sa suppression.

L'appareil ne fonctionne pas, et rien ne prouve que sa disquette contienne quoi que ce soit. Les animateurs de la chaîne Hard4Games, qui ont traduit l'annonce d'origine via un outil automatique, penchent pour un authentique reliquat d'époque plutôt qu'une reproduction récente : le jaunissement du plastique, selon eux, trahit l'âge plutôt qu'une contrefaçon. Sur le contenu de la disquette, ils restent prudents, rappelant que Nintendo effaçait et réutilisait systématiquement ses supports de test par mesure de sécurité, et qu'un prototype de ce type servait sans doute à démontrer la faisabilité du boîtier plutôt qu'à développer un jeu.
Les prototypes Nintendo forment une catégorie de collection à part, distincte de celle des jeux et consoles commercialisées. L'exemple le plus spectaculaire reste la « Nintendo PlayStation », fruit avorté d'une collaboration entre Nintendo et Sony au début des années 1990 pour une Super Nintendo à lecteur CD : vendue aux enchères par Heritage Auctions en 2020, elle avait atteint 360 000 dollars, devenant alors la console la plus chère jamais vendue. À côté de ce record, les 7 000 dollars obtenus pour ce 64DD transparent restent modestes, mais confirment qu'un marché structuré existe désormais pour le matériel qui n'était jamais destiné à la vente.
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